les Bandits

Hobsbawm ne s’intéresse pas au bandit ordinaire – gros cigares, grosses cylindrées, petites pépés et défonce à gogo- mais aux Robins des bois plus ou moins légendaires, à ces figures idéalisées par Bakounine et les anarchistes, à tous ces marginaux révoltés qui attaquaient les riches pour donner aux pauvres, qui étaient recherchés par les pouvoirs en place mais considérés comme des héros et protégés par les paysans sans terre et autres damnés de la terre. Il les appelle Ies « bandits sociaux ». Hobsbawm étudie les formes anciennes mais aussi la forme actuelle prise par cette figure du bandit au grand coeur, et il pose le problème du passage de la révolte du banditisme social à la mobilisation politique et révolutionnaire.