165. Les damnés de la terre

A lire et à relire, n’en déplaise aux adeptes de la non-violence à l’usage des seuls opprimés, cet extraordinaire réquisitoire de Franz Fanon, rédigé en 1961, peu de temps avant sa mort, et qui revendique le droit à la violence pour les peuples colonisés.
Psychiatre antillais, militant de l’indépendance algérienne au sein du FLN, l’auteur de « Peau noire, masques blancs » écrivait : « La violence qui a présidé à l’arrangement du monde occidental, qui a rythmé inlassablement la destruction des formes sociales indigènes, démoli sans restrictions les systèmes de références de l’économie, les modes d’pparence, d’habillement, sera revendiquée et assumée par le colonisé au moment où, décidant d’être l’histoire en actes, la masse colonisée s’engouffrera dans les villes interdites. faire sauter le monde colonial est désormais une image d’action très claire, très compréhensible et pouvant être reprise par chacun des individus constituant le peuple colonisé ».